Faire entendre les voix des femmes - Interview de Nathalie Prokhoris VADMC

Faire entendre les voix des femmes – Interview de Nathalie Prokhoris 

Nous remercions chaleureusement Nathalie Prokhoris d’avoir répondu à nos questions, douze ans après notre première rencontre, lors d’un colloque féministe à Orléans.

Tiphaine Martin — Ton parcours est celui d’une comédienne et d’une conteuse. Comment ces deux pratiques se sont-elles rencontrées et nourries au fil de ton parcours ?

Nathalie Prokhoris – Un jour, sans crier gare, le conte a déboulé dans ma vie de comédienne. La rencontre a été fortuite, mais c’est comme si elle s’était préparée de longue date, à mon insu, au fil des projets théâtraux auxquels j’ai participé, où par exemple j’endossais le manteau de “conteuse” ou d’un personnage de conte sans que j’y accorde aucune attention particulière. Et puis, cela s’est cristallisé autour de ma rencontre avec la conteuse Catherine Zarcate. Une amie m’a emmenée l’écouter, je suis sortie de son spectacle totalement chamboulée, éblouie, et avec l’intime conviction que quelque chose m’appelait. J’ai saisi un flyer parmi ceux à disposition à la sortie de la représentation – pour des stages de contes – et quasi dans la foulée, poussée par un vent malin, je l’ai contactée. Que je sois comédienne l’a tout d’abord un peu fait tiquer – ce n’est pas du tout la même posture – puis, dans le courant de la longue conversation que nous avons eue, j’ai parlé de mon lien ancien au conte.

Très vite, une porte s’est ouverte, celle qui était souvent absente des maisons que je dessinais, enfant, mais où la fumée grimpant haut depuis le toit témoignait d’une intense activité derrière les rideaux aux couleurs sucrées comme ceux des maisons en bonbons et pains d’épice des Contes que je dévorais.
Avant de savoir lire moi-même, le voyage entamé à l’écoute de l’histoire se poursuivait dans la contemplation des illustrations fascinantes, et effrayantes parfois, qui me plongeaient à nouveau et autant de fois que j’ouvrais l’album dans l’univers de mes contes favoris. Puis, les contes qui avaient bercé mon enfance se sont éloignés dans l’oubli, pour ressurgir des décennies plus tard !

J’ai commencé comme une débutante que j’étais, en faisant des stages, courts, puis longs avec Catherine Zarcate essentiellement, même si je suis allée me frotter à d’autres enseignements notamment de Michel Hindenoch ou Evelyne Cevin.

J’ai continué à me former, commencé à construire un répertoire, puis à conter et à créer des spectacles, tout en menant parallèlement mes activités théâtrales. La comédienne a offert une place à la conteuse, qui s’est sentie accueillie. Pour autant, la bascule entre les deux ne s’est pas faite du jour au lendemain. J’ai peu à peu construit un pont entre l’espace – intérieur et extérieur – investi par la comédienne et celui investi par la conteuse. Il m’a fallu du temps pour accepter cet aller-retour, passer d’une rive à l’autre sans trop de peur, et accepter surtout de ne pas “choisir”, de ne pas répondre à ce que je ressentais parfois comme une injonction à choisir ma place : comédienne ? conteuse ? Finalement je me suis aperçue qu’elles se nourrissaient l’une l’autre, que chacune apprenait de l’autre, elles ont commencé à se prêter leurs “outils” pour approfondir/améliorer leur pratique.

T.M. — Tu as consacré des spectacles à Virginia Woolf, Colette et Alexandra David-Neel. Qu’est-ce qui t’attire dans ces trois femmes et te donne envie de faire entendre leur vie et leur œuvre sur scène ?

N.P. – À chaque fois, ce furent des rencontres. Colette, eh bien je suis tombée dans son œuvre comme on tombe amoureux, pendant des mois je n’ai lu que Colette avec une espèce de boulimie, portée par l’unique plaisir de la lecture et de la découverte – car je ne connaissais alors de l’écriture de Colette que les dictées de l’école primaire ! –  puis, tout naturellement, le désir de partager ma passion depuis une scène de théâtre m’a animée. Pour Virginia Woolf, ce fut aussi une histoire de rencontre : une première version, abandonnée de mon fait, puis j’ai rencontré la metteuse en scène Marie-Paule Ramo, avec qui le projet a été relancé. Elle a adapté (j’y ai un peu participé), traduit et mis en scène Une chambre à soi, je précise “traduit” car la seule version française disponible à l’époque était celle de Clara Malraux que nous trouvions trop “lourde” du point de vue de la langue quand l’anglais est si fluide, et traduire pour le spectacle vivant est un exercice particulier dont M.-P. Ramo s’était fait une spécialité !

Quant à Alexandra David-Neel, là aussi c’est une histoire de rencontre. Un coup de cœur ancien qui date de la lecture, toute jeune, de Voyage d’une parisienne à Lhassa, mais cela a infusé longtemps avant de voir le jour sous la forme de ce que j’appelle une racontée. Car pour ce dernier spectacle – créé en 2025 – j’adopte la posture de conteuse, je n’incarne pas Alexandra comme pour Colette ou Virginia, je ne parle pas à la 1ère personne, mais je raconte, à la 3e personne.

Donc, pour revenir à la question de ce qui m’a attirée et donné envie de les mettre à l’honneur, c’est l’incroyable liberté de ces femmes, leur formidable créativité et audace. Elles sont du reste toutes les trois contemporaines, de la fin du XIXe siècle : Colette née en 1873, Virginia Woolf en 1882 et Alexandra David-Neel en 1868. J’ai nourri pour chacune une admiration teintée de reconnaissance, oui, je me sens reconnaissante pour le chemin qu’elles ont tracé et montré, à une époque où le destin d’une femme ne dépassait généralement pas les limites de la condition d’épouse et de mère.

Quelque chose, chez chacune, me parlait de façon intimement profonde. J’aime leur énergie, leur force, leurs fragilités non dissimulées, leur regard sagace sur les méandres insoupçonnés de l’être, leur regard affuté sur le monde qui les entoure, leur esprit critique et souvent avant-gardiste. Je me suis nourrie et continue de le faire au contact de leur œuvre immense. Les avoir côtoyées me rend plus forte moi-même. Il n’est pas rare que ma main attrape dans la bibliothèque un livre déjà lu et relu pour m’y replonger et m’y ressourcer, trouver des réponses à mes questionnements personnels.

Et puis leur voix – voie – me semble trouver une résonance forte dans notre monde contemporain.

Enfin, je ne pouvais m’en faire la remarque qu’avec le recul et la succession de ces trois figures : j’aime totalement, inconditionnellement, l’humour qui jaillit si souvent sous leur plume. Ce n’est pas le même humour chez Colette, Virginia Woolf ou Alexandra David-Neel, mais le trait d’humour – parfois mordant et inattendu – m’a tant de fois mise en joie !

T.M. — Comment passe-t-on d’une œuvre littéraire ou d’une trajectoire biographique à un spectacle ? Comment choisis-tu ce que tu vas conserver, transformer ou faire entendre directement ?

N.P. – Le processus est souvent lent, très lent même. Je me laisse imprégner par l’œuvre, car j’ai besoin de lire tout, enfin, je ne prétends pas avoir tout lu, mais presque tout, à chaque fois. J’ai besoin aussi de lire des biographies, des études, essais, tout ce qui peut me tomber sous la main et qui traite de l’écrivaine sur laquelle je travaille. Les photos aussi livrent des informations que les mots ne savent pas toujours nommer, et je les regarde comme on feuillette un album de famille, je me laisse toucher, émouvoir, surprendre. Et rêver. La rêverie autour d’un spectacle en gestation est une période cruciale et fascinante. Je me laisser porter, je laisse mijoter, je laisse surgir ce qui demande à surgir et je récolte puis mets en forme ou, pour le dire autrement, j’attrape les différents fils et je tisse sous l’effet d’une impulsion secrète.

Pour Colette, comme il s’agit d’un montage de textes issus de plusieurs œuvres, je me suis laissée guider par mon fil conducteur – le lien de Colette à l’écriture à travers la figure de son père, le Capitaine Colette – et l’agencement a obéi à une logique interne que je serais bien incapable de décrire. Le fil s’est déroulé et j’ai, en quelque sorte, suivi le mouvement, tout en étant vigilante au rythme, aux enchaînements. Le passage d’un texte non théâtral à un texte pour la scène m’a conduite à le redistribuer par exemple autrement, intervertir ou introduire parfois une répétition pour ne pas perdre le spectateur ou pour préciser son regard. Mais c’était d’autant plus aisé et plaisant à orchestrer que Colette a été mime, comédienne, et que son écriture en garde la trace, par son sens de la dramaturgie, son sens du rythme, ses silences.

Pour Virginia Woolf, le travail s’est fait sur une seule œuvre, Une chambre à soi (hormis un insert infiniment petit d’une nouvelle !). Il s’est agi d’adapter et le choix s’est porté sur les passages qui nous semblaient intéressants du point de vue de leur incroyable contemporanéité, de leur saisissante efficacité, de leur théâtralité, car certains passages sont davantage propres à être portés à la scène que d’autres. Quant à l’humour drôle, plein d’esprit, féroce parfois, très anglais, si présent chez Virginia Woolf et qui emportait notre totale adhésion, nous avons tenu absolument à le mettre en avant. Ce qui a pu en étonner plus d’un d’ailleurs. Nombre de spectateurs nous ont dit découvrir une Virginia Woolf loin du cliché de la romancière “triste”, “sombre” qu’ils imaginaient.  
Nous souhaitions aussi approcher au plus près d’un portrait aussi “juste”, aussi ressemblant que possible de ce grand esprit. Quant au choix de certains passages à l’intérieur d’Une chambre à soi, il a aussi répondu à notre souci de rendre le propos accessible aisément à un public peu familier avec la littérature anglaise, c’est pourquoi, parmi les autrices dont Virginia Woolf parle par exemple, nous avons privilégié celles qui étaient connues en France, comme Jane Austen ou les Sœurs Brontë.

S’agissant maintenant d’Alexandra David-Neel, comme je l’indiquais précédemment, c’est avec la “casquette” de conteuse que je me suis attelée avec bonheur à la tâche. J’avais envie de raconter son incroyable – et improbable ! – périple au cœur du Tibet interdit jusqu’à Lhassa. Le point de départ a été bien sûr Voyage d’une parisienne à Lhassa, que j’ai lu, relu, annoté, transporté dans ma poche. Et puis j’ai abandonné le livre et me suis, encore une fois, laissée rêver, et ai offert à ma propre parole conteuse un espace pour dire, raconter, voyager. Car ce que le public entend, ce ne sont pas des extraits de son best-seller – Voyage d’une parisienne à Lhassa fut un best-seller ! –, ce ne sont pas les mots d’Alexandra, ce sont mes mots de conteuse au service d’une formidable histoire, celle d’une exploratrice hors du commun, et se sont ajoutés, surgis de mes pérégrinations rêveuses, contes ou légendes du Tibet.

Pour chacune, en tout cas, l’envie était de faire entendre une voix, une pensée, une expérience de vie. Les mots de Colette, ceux de Virginia Woolf, ou l’expérience d’Alexandra David-Neel portée par la conteuse, trouvent un chemin pour aller toucher le public, à un endroit qui n’appartient qu’à lui. Il me semble que ces figures majeures du XXe siècle n’ont pas dit leur dernier mot et qu’elles transmettent, au-delà du temps, quelque chose d’universel qui peut toucher ou réveiller ce qui nous relie tous à notre humanité. N’est-ce pas d’ailleurs une des missions du spectacle vivant ? N’est-ce pas pour cela qu’il faut à toutes forces le défendre, quand tout, dans l’époque que nous traversons, est mis en œuvre pour le museler ?

T.M. — Tu travailles également sur les mythes grecs anciens. Y a-t-il, pour toi, une continuité entre raconter les grandes figures mythologiques et raconter des femmes qui ont réellement vécu ?

N.P. – Bien sûr il y a une continuité, puisque le canal de transmission est mon propre corps, ma propre sensibilité. Et je ne porte à la scène que les personnages – pour le théâtre – ou contes et mythes, avec lesquels j’ai un lien très fort. J’ai par exemple pour Arachné, puisque tu me lances sur les mythes grecs anciens, qui me relient au passage à mes origines, ce qui n’est pas rien, un attachement tout particulier. À travers elle, à travers la métaphore du tissage – et de la toile d’araignée – j’ai vu se préciser le dessin – le dessein peut-être ?! – de mon parcours d’artiste.

Un parcours, comme tout parcours de vie au fond, fait de choix, de rencontres, de blessures, de tournants, d’avancées, autant de fils assemblés et articulés dans un enchaînement obéissant à une logique interne.
C’est le conte, le travail sur les contes populaires grecs, sur la mythologie grecque qui m’a fait prendre conscience réellement de ma double culture, grecque et française. J’appartiens aux deux, que je le veuille ou non (!) ; les contes populaires, ou les mythes grecs où je me suis aventurée tardivement, m’ont clairement amenée à plonger dans mes racines, à les reconnaître et les aimer davantage. Je me plais aussi à passer par instants d’une langue à l’autre pour (re)donner à ces histoires un peu de leur couleur d’origine, et les chansons, quand il y en a, sont des chansons traditionnelles chantées en grec, ce qui a le don de me rendre particulièrement heureuse !
C’est drôle, en disant cela, je me surprends à songer qu’au fond, finalement, je suis peut-être davantage grecque lorsque je conte (que ce soit les contes grecs ou ceux d’autres cultures), et davantage française quand je joue !

T.M. — Quelle différence fais-tu entre jouer un personnage et raconter une histoire ? La conteuse entretient-elle avec le public un rapport différent de celui de la comédienne ?

N.P. – Je serais tentée de dire qu’il n’y a pas de différence, dans le sens où je suis investie dans l’une ou l’autre forme autant totalement, mais en réalité, si, c’est très différent. La comédienne ne parle pas du même “endroit” que la conteuse. Parfois cependant, je l’ai senti avec Colette, la conteuse s’invite ! Je m’explique : au fil des 3 saisons d’exploitation de Colette, l’incorrigible… besoin d’écrire A La Folie Théâtre à Paris, j’ai nettement senti que la conteuse voulait mettre son grain de sel, et je l’ai laissée faire. Cela s’est traduit par une plus grande liberté dans mon jeu, et parfois même, elle (la conteuse) osait modifier le texte de Colette, parce que cela venait comme ça. Si, si ! Jamais je ne me serais autorisée cela auparavant, j’aurais eu l’impression de commettre un “crime de lèse-majesté” !

La particularité avec Colette ou Virginia Woolf réside dans le fait que ce ne sont pas des “personnages” de théâtre au même titre que des personnages de fiction, elles ont réellement existé. Curieusement d’ailleurs, dans mon parcours de comédienne, j’ai été amenée à incarner aussi Elsa Triolet, une autre grande figure de la littérature ! A croire que quelque chose me pousse ou m’attire comme un aimant vers ce type d’“incarnation” et vers les femmes de lettres. Pour autant, chercher une ressemblance physique ou vouloir me grimer pour coller à leur image n’a jamais été une préoccupation – cela m’aurait donné l’impression de me déguiser et de perdre en authenticité. Par moments, il est arrivé cependant que l’on me trouve une ressemblance, mais c’est alors purement fortuit.

Pour ce qui est de l’adresse au public, il se trouve que dans les spectacles de théâtre dont nous parlons ici – Colette et Virginia Woolf –, il n’y a pas réellement de 4e mur. Le public est “inclus”, parfois avec une adresse directe. J’ai souvent exprimé qu’il est pour moi un partenaire de jeu sur lequel je peux m’appuyer, dont je sais qu’il écoute et répond par des silences émus ou souriants ou par des rires. Mais il reste néanmoins que je parle à la 1ère personne, je suis Colette ou Virginia Woolf.
Dans le cas d’Alexandra David-Neel comme lorsque je raconte la mythologie ou des contes populaires, ma posture de conteuse est de facto différente puisque je me présente au public sans le “masque” d’un “personnage”, je suis, moi, Nathalie la conteuse, qui vient vous raconter une histoire, ce qui n’empêche pas, par courts instants bien sûr, que je sois soudain un des personnages de l’histoire, mais cela ne s’installe jamais.

T.M. — Entre Virginia Woolf, Colette et Alexandra David-Neel, as-tu tout de même une petite préférée ?

N.P. – Non, aucune préférée. Ou plutôt, si, au moment où je suis avec l’une des trois, elle est alors ma préférée, elle emplit tout l’espace ! J’entretiens avec chacune une relation privilégiée, différente et unique. Tout comme j’ai des relations d’amitié, uniques.  Colette disait :

Sinon à la rareté d’un joyau, comment mesurerait-il l’amitié ?

Mais ne me fais pas dire qu’elle est ma préférée ! Elle a simplement sur les autres le privilège de m’avoir accompagnée plus longtemps, c’est tout.

T.M. — Après Virginia Woolf, Colette, Alexandra David-Neel et les mythes grecs, quels récits ou quelles figures aimerais-tu aujourd’hui porter à la scène ?

N.P. – Honnêtement, je n’en ai aucune idée, mais je reste l’esprit aux aguets, les antennes déployées, à l’écoute simplement. Il est vrai aussi que mon énergie du moment est davantage orientée vers la diffusion des spectacles existants, en particulier, mon incorrigible Colette  même si le spectacle a déjà bien tourné, mon indomptable Arachné et mon intrépide Alexandra, qui ne demandent qu’à rencontrer de nouveaux publics. Et puis, si l’opportunité m’était offerte de rejoindre une équipe sur un projet que je n’aurais pas initié, ma foi, pourquoi pas ?  Là aussi, ce sera une question de rencontres.

Il reste que mon répertoire de contes et récits mythologiques demande aussi à être enrichi, je poursuis donc mon cheminement parmi eux avec la sensation vertigineuse qu’il me faudrait décidément plusieurs vies.

Le spectacle sur Alexandra David-Neel étant le plus récent, j’aurais envie, pour répondre autrement à ta question, de reprendre à mon compte sa belle devise :

Marche où ton cœur te mène et selon le regard de tes yeux.

Site de la Compagnie Trois Six Neuf : https://cietroisixneuf.fr

Pour citer cet article : Tiphaine Martin, Nathalie Prokhoris, « Faire entendre les voix des femmes – Interview de Nathalie Prokhoris », Voyages autour de mon cerveau, septembre 2026. URL : https://vadmc.hypotheses.org/34913

 

Nathalie Prokhoris
Nathalie Prokhoris
Tiphaine Martin
Tiphaine Martin
Tiphaine Martin est chercheuse associée en littérature et cinéma au CELLF, Sorbonne Université. Ses recherches portent notamment sur Simone de… Lire la suite

OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Nathalie Prokhoris, Tiphaine Martin (10 septembre 2026). Faire entendre les voix des femmes – Interview de Nathalie Prokhoris . Voyages autour de mon cerveau. Consulté le 17 octobre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/16r2g


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.