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Musique, couleurs, création – Interview de Claire Marin, artiste contemporaine

Nous remercions chaleureusement Claire Marin d’avoir répondu à nos questions. 

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La photographie de couverture est de ©Linda Aldeano.

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Tiphaine Martin – Comment en es-tu venue à te spécialiser en calligraphie ?

Claire Marin – C’est une belle histoire, qui s’est tissée très lentement.

Quand j’étais enfant, j’écrivais sur mes tableaux. Mais je ne savais même pas que la calligraphie existait et j’ai pratiqué d’autres métiers sans lien avec la création pendant longtemps. Même si, dès le début, je voulais peindre et écrire.

Puis à la trentaine, j’ai décidé de me consacrer à ces passions. Toujours sans rien connaître de la calligraphie… que j’ai découverte lors d’un voyage au Japon en 2018.

À ce moment, ce ne furent pas tant les formes qui m’ont parlé. Ce fut l’encre noire et toute la spiritualité qu’elle véhiculait. Jusqu’alors, je ne parvenais jamais à mettre de noir dans mes tableaux. Cela générait de la lourdeur et de la tristesse en moi. C’est le Japon qui m’a offert de voir la lumière du noir. Et c’est ce noir qui m’a ouvert aux lettres hébraïques que j’allais rencontrer quelques mois plus tard.

Dès le début, il s’est passé quelque chose de très fort avec ces lettres. Comme si je les avais déjà dans ma main. Et ma main aimait cet outil qui n’était pas un pinceau comme en Asie, mais un calame. C’est à dire une plume carrée. Immédiatement, j’ai eu la sensation de faire corps avec cette plume.

Je ne voulais pas forcément devenir calligraphe, mais j’ai contacté Frank Lalou car je m’amusais avec ses cahiers d’exercices. Et lui, il ne voulait plus enseigner.

Mais avec sa femme, ils animaient un stage sur la danse des lettres (La Tehima) et j’y suis donc allée. Pour le plaisir de mieux connaître cet univers.

Et là, il y a eu ce que l’on peut appeler une rencontre : Frank a eu à nouveau le désir de transmettre et moi, celui de recevoir.

C’était en 2021. Et c’est à cette même période que j’ai lu Passagère du silence de Fabienne Verdier. J’ai su alors que je voulais devenir calligraphe… ou plutôt, que je l’étais déjà sans le savoir!

À partir de là, tout est allé très vite. Je calligraphiais tous les jours, au minimum quatre ou cinq heures. J’avais soif d’apprendre. Y compris la langue hébraïque que je ne connaissais pas. J’ai donc commencé des cours d’hébreu biblique à l’Institut Universitaire Européen Rachi de Troyes, qui était le lieu d’étude le plus proche de chez moi puisque j’habitais dans l’Yonne à cette époque.

Puis j’ai commencé à exposer mes tableaux de calligraphie en différents lieux. Et en 2022, il y a eu la sortie de mon premier livre sur ce sujet Tu seras une lettre… publié aux Éditions l’Andriague.

Je suis retournée au Japon et aussi en Corée en 2024 pour y présenter deux expositions. Ce fut une expérience extraordinaire. D’autant que je venais de recevoir mon diplôme de calligraphe. Jamais aucun diplôme n’avait eu autant de valeur à mes yeux.

Et très vite ensuite, moi qui me croyais trop jeune pour transmettre à mon tour, le fait d’enseigner s’est imposé naturellement. Je me souviens avoir dit alors à mon maître de calligraphie que je n’étais pas prête pour ça. Sa réponse est gravée dans ma mémoire :

 Ce n’est pas toi qui décides si tu es prête.

Peut-être est-ce à cet instant que j’ai ressenti l’âme de cet art : se laisser traverser par le Souffle.

T.M.Pourquoi utilises-tu de la couleur dans tes calligraphies ?

C.M. – En calligraphie, l’usage de la couleur est un cheminement. Car la tradition, c’est « Feu noir sur Feu blanc ». C’est à dire le noir de l’encre sur le blanc du papier.

Auquel le rouge vient s’ajouter quand l’œuvre est achevée. Le rouge, c’est la signature, l’identité.

Tant et si bien que c’est plutôt la couleur qui semble s’inviter au moment qu’elle choisit.

Et son apparition, je l’ai vécu comme une naissance. L’incarnation d’un esprit dans une matière.

Peut-être parce que j’ai été d’abord peintre avec un goût très fort pour les couleurs, dans lesquelles je sentais une véritable puissance alchimique. Et aussi probablement parce que même quand j’écrivais des textes, j’associais toujours des couleurs aux personnages, aux événements, aux situations.

Il est d’ailleurs intéressant de savoir que scientifiquement, nos yeux voient uniquement le noir et blanc. C’est notre cerveau qui perçoit les couleurs. Cela rejoint l’idée maîtresse de la calligraphie qui exprime cette différence entre le Réel et la réalité : le réel, c’est le vide ; et la réalité, notre perception.

Or, effectivement, chacun a sa propre vision des couleurs. Et sur ce sujet, je pense toujours à ma mère. Avec laquelle on ne voit jamais les mêmes couleurs. Et pourtant, ni elle ni moi ne sommes daltoniennes ! Elle voit bleu quand je vois vert, je vois rose quand elle voit rouge etc. Au début, par excès de jeunesse, je pensais bien sûr qu’elle avait tort et que j’avais raison. Puis avec l’expérience artistique, l’apprentissage – parfois douloureux – des expositions où ce que l’on présente est rarement vu comme on l’a créé, je me suis ouverte à l’altérité.

Une altérité parfaitement à l’image de la multitude de couleurs qui éclairent nos vies. Comme si quelque part, le chemin vers la couleur était un chemin d’humanité.

T.M. – Qu’est-ce que le fait de mêler de la musique, entendue ou non, dans tes œuvres, ajoute à celles-ci ?

C.M. – C’est une joie profonde de faire vivre la musique à travers la calligraphie. Il y a plein de métiers que j’aurais aimé explorer plus profondément, et notamment celui de chanteuse. Je chante mais ce n’est pas mon métier principal. Et je ne suis pas compositrice, je ne joue d’aucun instrument. En revanche, je suis un vrai juke box ! Je connais des milliers de chansons par cœur.

C’est certainement cet amour du chant qui a orienté ma démarche. Elle porte sur une calligraphie picturale fondée sur le son et la musicalité des lettres. Et ce sont les racines des lettres hébraïques qui m’ont permis de le faire.

C.M. – Historiquement, ces lettres qui se trouvent être à l’origine des nôtres, sont issues des hiéroglyphes égyptiens. Car le monde, tout comme nous, pour pouvoir communiquer par écrit, a d’abord dessiné. Puis au fil des siècles, des progrès techniques et des besoins, ces dessins se sont simplifiés. Jusqu’à devenir des signes. Puis des lettres. Puis nos alphabets.

Le premier fut créé par les Phéniciens, puis réinterprétés par les Hébreux, qui avec 22 lettres, ont écrit La Bible. La Bible qui était faite pour être chantée. Mais comme il n’y avait aucune indication écrite sur ce chant et que cet alphabet était consonantique, des scribes juifs du Moyen Âge, les Massorètes ont inventé des signes autour des lettres pour matérialiser les sons : les « cantillations » pour les intonations du chant et les « nikoud » pour la prononciation des voyelles.

C’est ainsi que, dans mes explorations, est née l’idée d’associer le son des voyelles à des couleurs et d’intégrer celui des cantillations à la calligraphie. Ce qui génère progressivement un paysage tissé de lettres. Des lettres qui sont un corps au-delà des mots. Des lettres en tant que vibrations. Des lettres dont le son fait œuvre de création.

T.M. – Tu te lèves le matin : en chantant, en dessinant, en dansant… liste non exhaustive ?

C.M. – En calligraphiant ! Avec un mug de café et un carré de chocolat… noirs pour les deux bien entendu !

Le matin est mon plus grand bonheur depuis toujours. C’est un moment sacré qui m’appartient pleinement. Et depuis toujours, je me lève naturellement très tôt. Cela m’offre le temps de commencer chaque jour par faire quelque chose que j’aime. C’est comme un capital énergie afin d’accueillir au mieux ce qui se présentera au fil de la journée… dont on ne sait jamais de quoi elle sera faite !

T.M. – Tu peins, tu es musicienne, tu écris : est-ce que tu as d’autres amours artistiques ?

C.M. – Je crois que cela constitue tous mes amours. Je mettrais simplement l’écriture en premier, que ce soit pour calligraphier ou rédiger des textes, c’est ce qui m’anime le plus profondément. Les lettres sont mes compagnes. Et pour le lien à la musique, j’ai plutôt tendance à me voir en conteuse qui chante plutôt qu’en musicienne. Mais ça me touche d’être associée à ce mot car c’est l’un des métiers pour lequel j’ai le plus d’admiration.

T.M. – Dans quel(s) lieu(x) exposes-tu actuellement ?

C.M.J’ai la chance d’avoir rencontré une merveilleuse galeriste, Maïlyn Bruniquel, avec laquelle nous nous sommes immédiatement senties en harmonie. Mon travail est donc toujours exposé, avec celui d’autres artistes, dans sa galerie du même nom qui est située à Sète, la ville où je réside.

Puis du 21 août au 27 septembre prochain, je présenterai une exposition personnelle au Musée-Galerie Carnot à Villeneuve-sur-Yonne. Elle sera consacrée à « La Bible musicale » que je suis en train de calligraphier et dont ce sera la première restitution. D’autres suivront en 2027 à Montpellier et à Troyes notamment.

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Sites

Claire Marin : https://www.clairemarin.net/

Galerie Maïlyn Bruniquel, Sète : https://galeriemailynbruniquel.fr/

Musée-Galerie Carnot, Troyes (via celui de la ville) : https://www.villeneuve-yonne.fr/culture-tourisme/expositions-musees/
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Pour citer cet article : Tiphaine Martin, Claire Marin, « Musique, couleurs, création – Interview de Claire Marin, artiste contemporaine », Voyages autour de mon cerveau, juin 2026. URL : https://vadmc.hypotheses.org/30999

Quadrilatère enchanté VADMC

Le Quadrilatère enchanté

Texte écrit dans le cadre d’un atelier d’écriture « voyage » organisé par l’autrice Aurélie Le Floch (interview à retrouver ici) au printemps 2021.

Mes lieux parisiens favoris sont, à l’exception du Sacré-Cœur – qu’il serait bon de déconstruire enfin, en le remplaçant par un monument à la fois joli et à la mémoire des Communard·es assassiné·es à cet endroit, ceux d’une touriste lambda. Or donc, être une touriste lambda (et non delta ou oméga), c’est venir en week-ends/vacances dans la capitale.

Les samedis à Paris se déroulaient de façon quasi identique, mais avec suffisamment de diversité pour que l’excitation règne à chaque fois. Mes parents et moi-même commencions par nous garer au parking des Halles, avec une plaisanterie devenue rituelle au fil des années et passée dans le langage familial : « Va-t-on avoir la place A5 ? », écourtée en « A5 ! » C’est-à-dire, la place A5 sera-t-elle disponible cette fois-ci ? « Place A5 » est alors devenue le symbole de « place de parking bien placée et suffisamment spacieuse pour s’y garer ». Ou de toute autre place rituelle, à la montagne, à la mer… Atmosphère joyeuse, donc. Après un peu de shopping à la FNAC, nous allions déjeuner soit chez Tarte Julie (tarte salée, tarte chocolat-amandes, tarte chocolat-orange, tarte chocolat-chocolat…), soit dans un restaurant bio et végétarien juste à côté des Halles. Par contre, les après-midis étaient fluctuantes. Au début, j’accompagnais mes parents à une exposition puis au cinéma, avant que nous terminions la journée à la crêperie-glacerie-saladerie Villefeu, entre Beaubourg et les Halles (glace à la rose, glace à la rose, glace à la rose), avant d’aller au spectacle au Théâtre de la Ville ou à Chaillot.

Lorsque j’atteignis l’âge de quinze ans, nous intervertîmes notre programme, ce qui me permit de prendre un peu d’indépendance : expo ou cinéma le matin, déjeuner, puis… au Quartier pour l’après-midi ! Délices du pillage de Gibert Jeune et Boulinier, et de l’écumage du Grand Action, de l’Action Ecoles, du Champo, du Champollion, du ? (celui juste au-dessus du Champollion), de l’Accattone, puis, plus tard, de l’Action Christine.

Séances de cinéma de classiques sans pub, mais dans les Action avec les bandes-annonces de l’époque, en anglais, en couleurs ou en noir et blanc, mais toujours en majuscules, en caractères trente-six, avec mille et un points d’exclamations et une avalanche d’adjectifs. Bref, il fallait ab-so-lu-ment voir Niagara, The Big Sleep et tant d’autres, « la semaine prochaine », « bientôt sur vos écrans ». Un micro-spectacle sur grand écran avant d’assister aux aventures de … qui déjà ? J’en ai tellement vu, sans compter les enchaînements de séances lorsque je passais quelques jours de vacances à Paris.

Et impossible de compulser mes souvenirs, j’ai jeté tous mes carnets intimes à vingt-cinq ans, un vrai soulagement à l’époque de jeter par-dessus bord tous ces souvenirs qui m’empêchaient d’aller de l’avant ! Disparus mes collages de billets d’expo et de cinéma, mes notes de lectures, de films et de mon quotidien. A moi la spéléologie mémorielle. Que va-t-il, qui va-t-il en ressortir ? Humphrey Bogart, Marilyn Monroe d’accord, mais ça c’est récent, dix douze ans maximum. Jouons à Perec : « Je me souviens… » de Cria Cuervos au Champo. Encore trop récent, j’étais à l’université à Dijon. Battements de cœur et La Vérité sur Bébé Donge au Champollion ? Pareil, j’avais une vingtaine d’années, sans doute comme le couple lorsqu’il avait vu Battements de cœur à sa sortie en 40 (et qui commentait l’apparition des personnages en les associant aux acteurs et actrices, jusqu’à ce que la dame se rende compte qu’ils gênaient le public). (Ceci étant dit, cela m’a servi, car je confondais alors Saturnin Fabre et Jean Tissier).

Ceci étant dit, suivons le fil du noir et blanc. J’y suis ! Mais bien sûr, comment oublier tant de fossettes au menton sur 1,90 mètre de haut : Cary Grant, Gary Cooper, James Stewart. Assorties de tellement de pétulance blonde, brune ou rousse (si si, en noir et blanc, on voit très bien les teintes de cheveux) : Irene Dunne, Myriam Hopkins, Myrna Loy, Katharine Hepburn. Tout ce qui me faisait rire aux éclats pendant une heure et demie, confortablement assise dans une petite salle bondée.

Après ces séances d’après-midi, j’avais encore le temps de compulser les boîtes des bouquinistes, mais pas ceux des quais, trop chers pour ma modeste bourse. Sans compter que je n’ai jamais eu de plaisir à acheter un livre de poche ancien au prix d’un neuf. J’arpentais donc le côté gauche – quand on vient de la Seine, justement – du boulevard Saint-Michel, après un tour chez Gibert Jeune. Gibert Joseph ne m’attirait pas, à cette époque-ci de mon existence, car ayant une façade trop rutilante. Je préférais le côté chaleureux et plus secret de Gibert Jeune, en face de la fontaine Saint-Michel. Je grimpais allègrement les escaliers de la librairie, jusque’à me trouver devant mes rayons favoris, à savoir les présentoirs des éditions 10/18. Je m’y immergeais avec bonheur, feuilletant là un Lilian Jackson Brown (série Le Chat qui…), ici un Ngaio Marsh (série de l’inspecteur Alleyn), ici un Van Gulik, là encore un P.G. Wodehouse – prononcez Pi-Dji. à l’anglaise, comme si vous étiez PetitJean l’ours brun du Robin des bois de Disney lorsqu’il joue au lord pour tromper le prince Jean. Ou hésitant entre un Miss Silver (Patricia Wentworth) ou un Miss Seeton (Heron Carvic) : histoire romanesque et féministe, ou femme innocemment déterminée qui fait hurler de rire la lectrice que j’étais ? OU les deux ?

Joie aussi de trouver Babitt, du Nord-Américain Sinclair Lewis, découvert grâce à mon professeur d’histoire-géographie de Troisième, Monsieur Rousseau (époux d’une des bibliothécaires de ma ville natale, tout se tient), de l’acheter et de découvrir que l’intégralité du roman est aussi joyeusement féroce que l’extrait que Monsieur Rousseau nous avait lu en classe, lors du cours sur les années vingt et la Grande Dépression. Les Anne Perry, j’ai commencé par les trouver en occasion, puis, le temps venant, je les ai pris lors de leur sortie, trop impatiente de continuer ses deux séries phares, celle des Pitt et celle des Monk, sans parler de la pentalogie des Reavley, pendant et après la Première Guerre mondiale.

Les tranches étaient ridées, certaines pages cornées par les vandales qui les avaient possédées auparavant, mais j’étais heureuse d’en devenir propriétaire. Et de pouvoir en commencer un, si j’avais fini le livre que j’avais avec moi, juste avant le spectacle de danse contemporaine que nous allions voir, après avoir dîné dans une pizzeria, après la fermeture de Villefeu. En effet, j’ai toujours pensé qu’avec un livre (de poche), un paquet de mouchoirs et un portefeuille garni, on peut aller partout. Maintenant, j’y ajoute un carnet et un stylo, afin de pouvoir continuer ou commencer un article.

Pour terminer la journée, place donc à Sankaï Juku, Sacha Waltz, Gallota, la compagnie Hervieu-Montalvo, Sidi Larbi Cherkaoui, Karine Saporta (vue une première fois à Arles un été 90 ou 91), Jan Fabre, Mathilde Monnier, ou même, une unique fois, à Angelin Preljocaj, qui ne s’était malheureusement pas encore reconverti dans la danse classique. Sans oublier la compagnie Deschamps-Makeïeff, Philippe Découflé, Philippe Gentil et ses spectacles enchantés.

Tant de souvenirs, que je collais alors pieusement dans mes carnets intimes, à coup de billets d’entrée (musée, cinéma, théâtre), de commentaires appréciateurs ou pas, de descriptions de mes journées, le tout mis en page de manière la plus imaginative qui soit.

Aujourd’hui, toutes ces mémoires papier sont enfuies, parties à la poubelle lorsque j’ai eu vingt-cinq ans, lassée de ce poids de souvenirs. Reste une impression de plénitude et d’étoiles aux yeux, quand je repense à tout ce que j’ai vu et senti lors de ces fins de semaine culturelles.

Pour citer cet article : Tiphaine Martin, « Le Quadrilatère enchanté », Voyages autour de mon cerveau, septembre 2023. URL : https://vadmc.hypotheses.org/11668